Alors est ce l'heure du premier bilan ou pas encore ?
Pas encore. Je ne crois pas
La nouvelle star vague de la « nouvelle star » arrive. Est-ce que ça vous fait peur ?
Non. Je suis content qu'il y ait une nouvelle saison, parce que je vais maintenant pouvoir regarder l'émission d'un ½il extérieur
Steeve Estatoff a déjà vécu cette situation avec vous ...
Steeve est quelqu'un de très humble. Quand on l'a rencontré, il nous a tout simplement dit : « je n'ai pas de conseil à vous donnez : donnez le meilleur de vous-même tout simplement »
Il ne vous a donc pas mis en garde, sur le fit qu'après les premiers mois d'excitation, on passe parfois vite aux oubliettes ...
Non, il ne nous a pas vraiment parlé de ça
Quand vous allez rencontrer les petits nouveaux, qu'allez-vous leur dire ?
Je pense que je vais leur dire un peu la même chose : de donner le meilleur d'eux-mêmes, car de toute façon, il n'y a rien à perdre, juste à gagner ; en avançant dans cette émission.
Dans les interviews, vous annoncez déjà que votre deuxième album sera « plus rock ». « Besoin d'espace », déjà, ne rentre pas sur NRJ. Etes vous prêt à ce que le rock vous prive de radios importantes ?
(Il hésite) Je ne sais pas s'il me prive de faire des radios importantes, car je suis su rEurope2 et, pour moi, c'est une radio importante. Peut être que bientôt, je serai sur RTL 2, qui est aussi une radio importante. Et quand je dis que je veux faire quelque chose de plus rock, ça ne veut pas dire que c'est quelque choses de plus « bourrin ». Je pense par exemple à Nickelback ou Linkin Park, qui sont beaucoup plus rock que moi et qui passent pourtant sur NRJ
Vous dîtes adorer James Blunt qui fait du rock, avec de vraies mélodies ...
C'est vrai, j'adore James Blunt et les mélodies.
En France, le rock est souvent fait d'énergie et pas de mélodies. J'ai lui que vous racontiez : « Adolescent, j'étais dans un groupe et je les ai quittés, quand ils ont embauché un guitariste de hard rock et qu'ils ne pensait qu'à gueuler ...
C'est vrai. Moi, je ne pense pas du tout à « gueuler ». Justement, j'aimerais faire du vrai rock, pas de la pop-rock, mais tout en ayant de vraies mélodies, comme « Wherever you will go » de The Calling ou ...
... ou « Wonderwall » d'Oasis, qui a été le premier tire que vous avez appris à jouer à la guitare.
Exactement. J'aimerais ramener ces choses-là, qui effectivement ne sont pas encore très présentes en France.
Votre voix fait des miracles, quand vous interprétez de vraies mélodies, comme le « chanteur malheureux » de Claude François. N'aviez vous pas enregistré votre premier album un peu vite ?
Effectivement, il n'y a pas que de bonnes chansons .... Effectivement, je l'ai fait un peu vite, mais je ne regrette pas. J'en suis quand même content, parce qu'il y a aussi de très bonnes chansons dessus. Pour un premier album, c'est très, très bien.
Vous le dîtes pour vous rassurer ?
Exactement (rires)
Pour « A c½ur ouvert », qui était le premier single, vous avez dit partout : « J'ai trouve ça étrange qu'une personne me connaisse aussi bien, pour écrire ce texte qui me ressemble autant ». On ne vous a jamais dit que cette chanson existait depuis plusieurs années ?
(Surpris) Non, vous venez de me l'apprendre...
Yvan Tarlay l'avait écrite avec Rodrigue Janois alias Rodrigue Jandis... Depuis, Rodrigue a composé « Tant qu'on rêve encore du « roi soleil ». Le saviez vous ?
Oui
Dans la presse, vous avez déclaré : « Quand j'écoute « A c½ur ouvert », je m'entends faux par endroits. Est-ce vrai ?
Oui. Ce n'es pas juste, ce n'est pas sur la note. Je crois que c'est parce que c'était le lendemain de la finale, ou le surlendemain, qu'on l'a enregistré. Je n'avais plus de voix. Ça faisait trois mois que je chantais tous les jeudis, même toute la semaine pour m'entraîner. J'avais eu une infection sur les cordes vocales. Je savais très bien que je n'étais pas bon.
Pourquoi ne vous ont-ils pas demandé de le refaire plus tard ?
On a fait beaucoup de prises et ils ont pris la meilleure
Votre deuxieme single « Besoin d'espace » a été envoyé en radio en septembre et n'est toujours pas en commerce ...
Non, et je ne sais pas s'il va sortir.
Portant, « A c½ur ouvert » était rentré 6ème au top. Etes vous patient ?
Oui, tres. Je leur fais confiance, je ne dis rien, mais je pense qu'il y en a d'autres qui auraient déprimé...
Avez-vous rencontré tous les auteurs et compositeurs de votre album ?
Non. En fait, on me faisait écouter les chansons ici (Ndlr chez sony BMG), et on choisissait un peu ensemble. Mais bon, j'ai fait quelques compromis, parce qu'il fallait en faire... Cependant, j'ai eu la chance de rencontrer Patrick Fiori, Jérémy Chatelain, Steeve Estatoff ... et Boris, la personne qui m'a donc écrit « Là-haut »
Vous voulez dire Brice Davoli ? Est-il connu ?
Pardon, Brice. Je ne le connaissais pas non plus, mais il m'a apporté « Là-haut » que j'ai trouvée énormissime et on l'a enregistrée ensemble
Et vous l'avez co signée. Vous avez fais quelque chose dessus, j'imagine ?
Oui, J'ai donné un gros texte de base.
D'ailleurs, vous avez co signé 4 chansons dans l'album ce ne sont pas les plus mauvaise, notamment « Des larmes », dont vous avez écrit une partie ...
Une très très grande partie ...
Elle est co signée François Welgryn, un parolier spécialiste de la télé réalité ...
C'est mon directeur artistique qui me l'a amené et ... (il hésite) François Welgryn, je lui ai donné mon texte, et il s'est arrangé pour que les phrases ressortent mieux, et voilà.
Vous avez donc composé la musique ?
La musique, le texte ... la mélodie, j'ai tout fait.
Vous entez-vous plus auteur ? Plus compositeur ? Les deux ?
Les deux, je pense. Quand je compose je fais toujours musique et texte en même temps.
« Héroïne » est un texte violent, qui sont Belaisch et Macque qui ont écrit cette chanson où vous chantez : « C'est de toi que je m'injecte, et de l'autre côté de la ligne » ?
Je ne connais pas non plus.
Ce sont des pseudos ?
Je ne sais pas... Il me semble que c'est cette chanson à laquelle a participé le fis de Jean Jacques Goldman. Il aurait écrit le texte ou quelque chose comme ça...
C'est parce qu'il est le manager de Madame Kay, le groupe de NRJ12 qui a réalisé 3 des titres de cet album ?
Il me semble que c'est plus que 3 titres ...
Etes vous juste venu en studio pour poser les voix, ou êtes-vous intervenu aussi sur les arrangements ?
Oui... En fait, je travaillais en studio avec Yvan Tarlay, quand Madame Kay n'était pas là, et je lui donnais mes idées, pour ajouter une guitare ou un petit morceau de basse... J'ai vraiment voulu participer à cet album.
Vous a-t-on écouté ?
Oui, oui. Quelques fois, on me disait non, mais on m'a beaucoup écouté aussi.
Est-ce que cela a été difficile de vous faire entendre ?
Je suis un peu un garçon timide à la base, mais c'est mon album, et il est normal que j'y participe. J'ai dit ce que j'avais à dire et, étonnamment, quand je disais quelque chose, on l'acceptait avec facilité. Contrairement à ce qu'on m'avait laissé penser ... Je sais que sur ce genre d'émission, on peut tomber sur des gens qui nous disent : « Tu fais ça, ça et ça ! Et tu te tais ! Sinon, tu ne fais rien. »
Le fait d'avoir tourné 2 clips, le premier en banlieue parisienne et le deuxième à Los Angeles, vous a-t-il intéressé ?
C'est super intéressant. C'est se mettre vraiment dans le monde de la chanson, en fiat. Et essayer de créer un univers autour d'une chanson
Comment en avez-vous choisi les réalisateurs ?
Pour « A c½ur ouvert », j'ai eu 3 ou 4 story-boards, et on a choisi Yannick Saillet, parce qu'il avait les meilleurs idées, les autres étaient un peu ... trop « ringardes ». Je crois aussi que les gens de ma maison de disque savaient ce qu'ils voulaient comme clip, donc ilns se sont arrangés pour que je choisisse le projet qu'ils voulaient.
Aviez-vous vu ce qu'il avait fait pour Voulzy, Goldman, Célin Dion ou Jonatan Cerrada
J'ai vu pour Jonatan Cerrada et aussi pour Madame Kay qui ont un très beau clip. Je suis très content du premier clip. Pour la deuxième je n'ai lui q'un seul story-board et il m'a plu car le tournage était prévu à Los Angeles. C'était la découverte d'un autre monde, donc j'ai di : « Allez go ! » (rires)
Que représentait Los Angeles pour vous ?
Un rêve d'enfant. Cependant, j'étais content de revenir en France. (rires) ça m'a plu, mais sans plus. Au bout de 3-4 jours, on ne se sent pas vraiment chez soi... Enfin moi, je ne me suis pas senti chez moi. Les rues sont immenses, tout est 3 fois plus gros, même les hamburgers ! (rires) Mêm les gens les plus costauds en France, sont maigres à côté des gens costauds de là-bas !
C'est parce que vous vous trouvez « gringalet » ? J'ai lu ça dans une interview ...
J'ai dit ça moi ?! D'accord. Je ne sais pas. Je ne lis pas tout ce qui est écrit sur moi, maisn du peu que j'ai vu, il y a beaucoup de « conneries », enfin, j'ai lui beaucoup de choses que je n'ai jamais dites ...
Ça vous a choqué ?
Non. Je m'y attendais un peu. Il y a des choses vraiment ridicules... Je ne sais pas d'où elles sortent
A quand un troisième single ? L'avez-vous choisi ? A propos, est ce vous qui avez choisi les 2 premiers ?
Pour « A c½ur ouvert », c'était la seule chanson qu'on avait de toute façon. On l'a choisie ensemble, parce que moi, oui, le texte me plaisait vraiment ... Même s'il a été écrit des années plutôt... (rires) Celle-là, je vais la retenir ... Quant à « Besoin d'espace », on l'a aussi choisie ensemble.
On ne vous force donc pas ?
Non. Peut-être un peu plus pour le prochain single, mais bon ...
La troisième ce n'est pas vraiment votre choix ...
Ce n'est pas vraiment mon choix à moi. C'est une chanson que je ne voulais pas vraiment sur l'album non plus... Je vais faire un petit compromis. Je vais faire confiance à mon patron.
La chanson ne vous plaît donc pas trop ?
Je commence à m'y faire, mais oui, à la base, j'ai mis longtemps à l'accepter.
Pourquoi ?
C'est une reprise de Will young (Ndlr : premier vrainqueur de « Pop idol , la « Nouvelle Star » britannique, et énorme star outre-manche), « Leave right now » qui est devenu « La même erreur »
Aimez-vous la version originale, dont l'arrangement est très différent du vôtre ?
Ce n'est pas que je ne l'aimais pas. C'est trop pop. Ce n'est pas mon univers (Ndlr : cette chanson a été classé n°1 des charts UK en 2003)
Avez-vous déjà tourné le clip ?
Non. On va le faire en avril, je pense.
Et vous avez déjà choisi le story-board ? Le réalisateur ?
Le story-board, je pense que je vais l'écrire avec un monsieur qui s'appelle Thierry Klifa, qui est le réalisateur d' « Une vie à t'attendre » avec Patrick Bruel et Nathalie Baye....
N'est-ce pas lui qui a réalisé votre premier film de comédien, dans lequel vous venez de tournée avec Catherine Deneuve ...
Exactement
Cela a mis longtemps à se faire, non ?
Cela a mis longtemps, car j'ai mis longtemps à me décider.
A cause du rôle d'homosexuel que vous y jouez ?
Pas à cause du rôle d'homosexuel en lui-même, mais parce que dans ce film, je vais me retrouver tout nu sur un autre homme en train de simuler des ébats sexuels. Ce qui ne me motivait pas trop au début, mais bon ...
Quand Aznavour chantait « Je suis un homo, comme ils disent », il ne l'était pas non plus ... C'est peut-être ça, être un interprète ?
Oui, mais dans ma tête, ce n'était pas évident de jour ce rôle dans un lit avec un autre mec.
Qu'est ce qui vous a fait changer d'avis ?
C'est moi qui ai réfléchi et me suis dit : « J'ai beaucoup plus à gagner qu'à perdre ! ». Ça va durer une minute et puis on n'en parlera plus (rires)
Avez-vous d'autres grands projets ?
Pour l'instant, c'est le grand projet de l'année. Le film sortira le 20 décembre.
Voulez-vous mener les 2 carrières ?
Avec le cinéma, je me suis découvert une grande passion...
Revenons à l'album, il devait y avoir un duo avec Myriam. Il n'y est pas, quelle en est la raison officielle ?
C'est vrai qu'il n'est pas sorti, ni sur mon album, ni sur le sien, et il aurait dû sortir sur le sien. En fait, on a essayé en studio et on n'a pas trouvé ça terrible. On s'est dit que sortir un duo pour sortir un duo, ça n'aurait aucun intérêt. Autant sortir quelque chose de bien. On sortira une belle chanson au moment voulu.
Parmi vois goûts musicaux, hormis Linkin Park et Chester, avec qui vous rêvez de faire un duo, vous citez : Saez, « Jeune et con » mais aussi « comme un fils » de Corneille, « Mon frère » de Daniel Lévi, « On se retrouvera » de Lalanne, « Una storia importante » d'Eros Ramazzotti... Vous êtes donc plus ouvert que ce qu'on peut penser ?
Pour moi, quand on aime la musique, on l'aime de A à Z. Des gens me disent « Ce que tu fais c'est de la merde : faut daire du rap, du hip hop et tt ça » Il faut savoir que ce n'est pas parce que je n'en fais pas que je n'aime pas. Il y a de très bonnes choses dans le rap, comme partout.
La chanson italienne, Eros Ramazzotti, ça vient de votre père ?
Oui, parce j'ai grandi au milieu d'Italiens.
Quelles étaient vois chansons préférées quand vous étiez petit ?
C'était justement un vieux groupe sarde qui s'appelle Tatzenda. Ensuite, il y a eu Ramazzotti puis Umberto Tozzi ... Andrea Bocelli ... Je suis super éclectique.
Quand vous citez « On se retrouvera » n'avez-vous pas peur d'être traité de « ringard », car Francis Lalanne peut l'être pour les jeunes ?
Je n'y ai même pas réfléchi, parce que cette chanson était la préférée d'un de mes oncles qui était pour moi comme mon deuxième père. Je l'ai vu dépérir d'un cancert. Il est mort, il y a trois ans maintenant.
Arrivez-vous à la chanter sans être débordé par l'émotion ?
Non. De là où il est, ça lui fait plaisir (ému) C'est un moyen de le faire « rester avec nous »
Dans la presse vous dîtes aussi qu'on vous aurait lancé dans la rue que vous auriez « vendu votre cul ». Est-ce vrai ?
Si on ne m'avait que ça ... Ce qui est le plus marrant, c'est que c'est en Bretagne, chez moi.
Les bretons ne sont-ils pas « Télé réalité » ?
C'est plutôt les grosses racailles des petites cités qui me disent : « T'as vendu ton cul... Tu t'es fait machin par Castaldi ! », enfin des trucs vraiment horribles. Même un soir, où j'étais en boîte avec mes potes, je me suis pris une vingtaine de crachats dans la tête, gratuitement.
Vous le vivez comment ?
Ça me passe au-dessus. Vraiment au-dessus.
Comment être aussi mûr à 20 ans ?
Je pense que j'ai pris pas mal de claques, avec de grosses histoires de famille, étant petit. En ayant vu mon oncle dépérir pendant 3 ans. Et même dans mes relations avec mon père ... Enfin, plein de choses ...
Vous dîtes : « Avec mon frère, je me suis réconcilié en chantant en duo à la nouvelle star ». Jusque-là n'avait pas grand-chose à se dire. « Etait-ce si difficile que ça avec votre frère ?
On a un an de différence. A l'adolescence, deux gars qui ont un an de différence, ce n'est pas évident. Du tout. On était plutôt chacun avec ses potes, ses idées dans sa tête, à se dire : « Bonjour, Au revoir ». C'est vrai que l'émission nous a rapprochés. Maintenant, quand je rentre en Bretagne, je passe mon temps avec mon frère, on a les mêmes potes, les mêmes centres d'intérêt, on écoute la même zik, et voilà quoi ...
Votre frère a postulé à la « Nouvelle star » 2 fois : il y a 2 ans et cette année ?
Oui, Dove Attia aurait même dit dans la presse : « Nicolas chante mieux que son frèren mais n'a pas assez de personnalité » Donc, je pense qu'il chante bien aussi.
Vous ne semblez pas avoir apprécié le jury, à part Manu Katché ?
Je n'étais pas non plus proche de Manu Katché pendant l'émission. On ne voyait pas les membres du jury que sur les primes ; pour qu'ils nous disent : « C'est bien ... C'est pas bien ... T'étais nul ... T'es un chanteur de cabaret ... » (rires) On s'est vu un petit peu plus pour l'émission qui a suivi la finale, le « Rappel », parce que j'y ai chanté avec Marianne James et Fove Attia
Vous n'avez pas ressenti des rapports humains avec eux ?
J'en ai sentis, mais vraiment à la fin avec Manu Katché et sa femme. Je suis toujours content quand je les vois. J'ai aussi revu Sarah Sanders, Franck Sitbon, notre pianiste, le producteur de l'émission, Frédéric Pédraza, le jury ... En fait, j'ai revu un peu tout le monde puisque j'ai assisté aux derniers castings, au théâtre.
Après avoir vécu en résidence hôtelière, vous êtes dans un 30 m2 aux Abbesses ?
Oui, mais je ne suis pas aux Abbesses. C'est bien plus modeste. (rires) J'habite dans le 9ème
Est-ce facile de se faire des amis à Pari, surtout quand on est connu ?
Oui, ça va encore, car il n'y a pas beaucoup de gens qui me reconnaissent... Le problème est plutôt que j'ai 20 ans et donc, la plupart des jeunes de mon âge sont en cours ou au « taf » la journée. Et la nuit, on rencontre des gens superficiels pas à ce qu'ils sont vraiment. C'est clair que ce n'est pas évident de se faire des potes.
Sortez-vous toujours beaucoup ?
Je suis sorti beaucoup et j'avoue que je ne sors plus (rires) Ou alors une fois par semaine.
Vous avec eu votre dose ?
Vraiment blasé. J'ai pris ma dose, comme tous ceux qui arrivent dans ce petit monde-là. Ça m'est passé.
Vous en avez assez du champagne gratuit ?
Je n'ai pas vraiment bu de champagne (rires), même si j'ai vu dans un magazine : « En boîte VIP, Pierrick prend une bouteille de champagne et ne paie pas ! « Pas du tout ! Je rentre peut-être gratuit, mais après je paie comme tout le monde, au prix fort ...
Vous ne sortez pas pour ne pas fumer ? On dit que vous avez une infection des poumons ?
Ouais
Vous êtes un garçon fragile ?
Non, je n'étais pas du tout fragile. C'est l'émission qui m'a fragilisé, je pense.
Et, aujourd'hui, avez-vous arrêté la cigarette ?
Je n'ai pas arrêté la clope, mais ça va mieux. J'ai beaucoup diminué. L'été dernier, j'étais rendu à presque 3 paquets par jour !
C'est la tournée RTL qui vous a stressé ?
Non. Le fait de ne pas avoir de potes ici, de s'ennuyer et donc de sortir. J'ai passé au moins 3-4 mois en boîte, 6 jours sur 7, si ce n'est pas plus ... (rires)
La tournée RLT prenait des artistes de la « nouvelle star » en alternance. Combien avez-vous fait de dates ?
8
Cela vous a plu ?
Bien sûr. Et puis, j'ai rencontré d'autres personnes. Pour moi, c'est aussi une grande passion, la rencontre humaine. C'était cool.
Et sur cette tournée, j'imagine que chantiez sur bande, que vous n'aviez pas de musiciens ?
Non, je n'avais pas de musiciens, mais j'ai eu la chance quand même de pouvoir faire lors de la dernière date, une chanson guitare voix que j'ai composée il y a 2-3 ans et que le public ne connaissait pas car elle n'est pas sur l'album. J'ai été super content en fait, parce qu'après voir chanté le 1er refrain tout seul, le public a repris tous les autres en ch½ur avec moi
Avez-vous envie de faire vraiment des concerts ?
Je n'attends que ça !
Il n'y a pas de show case prévu ?
Pas pour l'instant. Ils disent : « On y travaille », mais bon, ça fait longtemps qu'on me di : « On y travaille » ...
Qu'avez-vous pensé du single de « nouvelle star », « Blame it on the boogie », qui n'a pas marché ?
Moi, j'adore les Jackson five (rires). Si ça n'a pas marché, c'est que, je pense, ils n'ont pas voulu s'investir dedans, tout simplement.
Votre promotion n'a pas eu d'album, contrairement aux précédentes ?
Oui et ils ont eu une très grosse promo. Nous, on nous a fait une chanson vite fait, un clip ...
Il y a eu un DVD quand même ...
Ouais, mais des 3 saisons ! Ils ont mis 2 chansons de notre saison et tout le reste des autres ...
Ne pensez-vous pas que les maisons de disques sont frileuses à cause du piratage ?
Ça stresse un peu parce que ça ruine le marché du disque. Surtout quand on apprend que ça va être légal. Où va-t-on ?!
On imagine que vous avez des fans jeunes qui doivent télécharger ?
Non, les fans achètent et je le vois quand je vais sur les sites Internet. Mais je sais qu'il y a énormément de gens qui bien sûr vont télécharger et ne pas acheter. Et ça, ça craint !
Comment faites-vous pour vivre ? Myriam m'a dit que vous n'aviez eu que 1000¤ d'avance pour « Blame it on the boggie » ?
Ouais, on a eu 900 et quelques ¤ d'avance...
Et rien pour faire les émissions de télé ?
Dans cette émission, c'est un peu « marche ou crève »
Vous n'avez jamais eu un franc de cachet pour les primes-times?
Ah non, je vous promets que non
Savez-vous qu'à la « star ac' », ils gagnent de l'argent ?
Oui, oui. J'en ai parlé avec Lucie (Ndlr : Bernardoni) il n'y a pas longtemps. Ils ont un peu les « coucouniettes » en or, si on peu dire. (rires). Ils sont payés 700¤ par semaine au château, ils sont payés en tournée, ils sont payés à chaque fois qu'une photo paraît dans la presse ...
Et vous, rien ?
Non, rien du tout, du tout ... (rires)
Roland a signé avec une maison de disques comme Myriam et vous, mais comment font les autres finalistes ?
Roland a dû toucher une avance comme Myriam et moi, mais les autres, ils se démerdent ... ils retrouvent un travail, et voilà. Pour ça, c'est difficile cette émission. Mais c'est bien qu'on en parle et que ça soit écrit, parce que justement tout le monde est persuadé qu'on est « pété de tunes » en faisant la « Nouvelle star » ...
On vous le dit tout le temps ?
Oui « T'as plein de sous » mais trop pas !!! C'est super difficile financièrement pour moi ! Je vis dans un studio que je paie 700 et quelques ¤ par mois et c'est super chez pour moi !
La presse ado a besoin de faire rêver... Elle ne doit pas vous posez ce genre de questions ?
C'est vrai. D'habitude, on ne me pose jamais de questions sur ma vie... ça fait plaisir. Ça change. C'est un autre univers d'interview
Propos recueillis le 15 Fevrier 2006
Pas encore. Je ne crois pas
La nouvelle star vague de la « nouvelle star » arrive. Est-ce que ça vous fait peur ?
Non. Je suis content qu'il y ait une nouvelle saison, parce que je vais maintenant pouvoir regarder l'émission d'un ½il extérieur
Steeve Estatoff a déjà vécu cette situation avec vous ...
Steeve est quelqu'un de très humble. Quand on l'a rencontré, il nous a tout simplement dit : « je n'ai pas de conseil à vous donnez : donnez le meilleur de vous-même tout simplement »
Il ne vous a donc pas mis en garde, sur le fit qu'après les premiers mois d'excitation, on passe parfois vite aux oubliettes ...
Non, il ne nous a pas vraiment parlé de ça
Quand vous allez rencontrer les petits nouveaux, qu'allez-vous leur dire ?
Je pense que je vais leur dire un peu la même chose : de donner le meilleur d'eux-mêmes, car de toute façon, il n'y a rien à perdre, juste à gagner ; en avançant dans cette émission.
Dans les interviews, vous annoncez déjà que votre deuxième album sera « plus rock ». « Besoin d'espace », déjà, ne rentre pas sur NRJ. Etes vous prêt à ce que le rock vous prive de radios importantes ?
(Il hésite) Je ne sais pas s'il me prive de faire des radios importantes, car je suis su rEurope2 et, pour moi, c'est une radio importante. Peut être que bientôt, je serai sur RTL 2, qui est aussi une radio importante. Et quand je dis que je veux faire quelque chose de plus rock, ça ne veut pas dire que c'est quelque choses de plus « bourrin ». Je pense par exemple à Nickelback ou Linkin Park, qui sont beaucoup plus rock que moi et qui passent pourtant sur NRJ
Vous dîtes adorer James Blunt qui fait du rock, avec de vraies mélodies ...
C'est vrai, j'adore James Blunt et les mélodies.
En France, le rock est souvent fait d'énergie et pas de mélodies. J'ai lui que vous racontiez : « Adolescent, j'étais dans un groupe et je les ai quittés, quand ils ont embauché un guitariste de hard rock et qu'ils ne pensait qu'à gueuler ...
C'est vrai. Moi, je ne pense pas du tout à « gueuler ». Justement, j'aimerais faire du vrai rock, pas de la pop-rock, mais tout en ayant de vraies mélodies, comme « Wherever you will go » de The Calling ou ...
... ou « Wonderwall » d'Oasis, qui a été le premier tire que vous avez appris à jouer à la guitare.
Exactement. J'aimerais ramener ces choses-là, qui effectivement ne sont pas encore très présentes en France.
Votre voix fait des miracles, quand vous interprétez de vraies mélodies, comme le « chanteur malheureux » de Claude François. N'aviez vous pas enregistré votre premier album un peu vite ?
Effectivement, il n'y a pas que de bonnes chansons .... Effectivement, je l'ai fait un peu vite, mais je ne regrette pas. J'en suis quand même content, parce qu'il y a aussi de très bonnes chansons dessus. Pour un premier album, c'est très, très bien.
Vous le dîtes pour vous rassurer ?
Exactement (rires)
Pour « A c½ur ouvert », qui était le premier single, vous avez dit partout : « J'ai trouve ça étrange qu'une personne me connaisse aussi bien, pour écrire ce texte qui me ressemble autant ». On ne vous a jamais dit que cette chanson existait depuis plusieurs années ?
(Surpris) Non, vous venez de me l'apprendre...
Yvan Tarlay l'avait écrite avec Rodrigue Janois alias Rodrigue Jandis... Depuis, Rodrigue a composé « Tant qu'on rêve encore du « roi soleil ». Le saviez vous ?
Oui
Dans la presse, vous avez déclaré : « Quand j'écoute « A c½ur ouvert », je m'entends faux par endroits. Est-ce vrai ?
Oui. Ce n'es pas juste, ce n'est pas sur la note. Je crois que c'est parce que c'était le lendemain de la finale, ou le surlendemain, qu'on l'a enregistré. Je n'avais plus de voix. Ça faisait trois mois que je chantais tous les jeudis, même toute la semaine pour m'entraîner. J'avais eu une infection sur les cordes vocales. Je savais très bien que je n'étais pas bon.
Pourquoi ne vous ont-ils pas demandé de le refaire plus tard ?
On a fait beaucoup de prises et ils ont pris la meilleure
Votre deuxieme single « Besoin d'espace » a été envoyé en radio en septembre et n'est toujours pas en commerce ...
Non, et je ne sais pas s'il va sortir.
Portant, « A c½ur ouvert » était rentré 6ème au top. Etes vous patient ?
Oui, tres. Je leur fais confiance, je ne dis rien, mais je pense qu'il y en a d'autres qui auraient déprimé...
Avez-vous rencontré tous les auteurs et compositeurs de votre album ?
Non. En fait, on me faisait écouter les chansons ici (Ndlr chez sony BMG), et on choisissait un peu ensemble. Mais bon, j'ai fait quelques compromis, parce qu'il fallait en faire... Cependant, j'ai eu la chance de rencontrer Patrick Fiori, Jérémy Chatelain, Steeve Estatoff ... et Boris, la personne qui m'a donc écrit « Là-haut »
Vous voulez dire Brice Davoli ? Est-il connu ?
Pardon, Brice. Je ne le connaissais pas non plus, mais il m'a apporté « Là-haut » que j'ai trouvée énormissime et on l'a enregistrée ensemble
Et vous l'avez co signée. Vous avez fais quelque chose dessus, j'imagine ?
Oui, J'ai donné un gros texte de base.
D'ailleurs, vous avez co signé 4 chansons dans l'album ce ne sont pas les plus mauvaise, notamment « Des larmes », dont vous avez écrit une partie ...
Une très très grande partie ...
Elle est co signée François Welgryn, un parolier spécialiste de la télé réalité ...
C'est mon directeur artistique qui me l'a amené et ... (il hésite) François Welgryn, je lui ai donné mon texte, et il s'est arrangé pour que les phrases ressortent mieux, et voilà.
Vous avez donc composé la musique ?
La musique, le texte ... la mélodie, j'ai tout fait.
Vous entez-vous plus auteur ? Plus compositeur ? Les deux ?
Les deux, je pense. Quand je compose je fais toujours musique et texte en même temps.
« Héroïne » est un texte violent, qui sont Belaisch et Macque qui ont écrit cette chanson où vous chantez : « C'est de toi que je m'injecte, et de l'autre côté de la ligne » ?
Je ne connais pas non plus.
Ce sont des pseudos ?
Je ne sais pas... Il me semble que c'est cette chanson à laquelle a participé le fis de Jean Jacques Goldman. Il aurait écrit le texte ou quelque chose comme ça...
C'est parce qu'il est le manager de Madame Kay, le groupe de NRJ12 qui a réalisé 3 des titres de cet album ?
Il me semble que c'est plus que 3 titres ...
Etes vous juste venu en studio pour poser les voix, ou êtes-vous intervenu aussi sur les arrangements ?
Oui... En fait, je travaillais en studio avec Yvan Tarlay, quand Madame Kay n'était pas là, et je lui donnais mes idées, pour ajouter une guitare ou un petit morceau de basse... J'ai vraiment voulu participer à cet album.
Vous a-t-on écouté ?
Oui, oui. Quelques fois, on me disait non, mais on m'a beaucoup écouté aussi.
Est-ce que cela a été difficile de vous faire entendre ?
Je suis un peu un garçon timide à la base, mais c'est mon album, et il est normal que j'y participe. J'ai dit ce que j'avais à dire et, étonnamment, quand je disais quelque chose, on l'acceptait avec facilité. Contrairement à ce qu'on m'avait laissé penser ... Je sais que sur ce genre d'émission, on peut tomber sur des gens qui nous disent : « Tu fais ça, ça et ça ! Et tu te tais ! Sinon, tu ne fais rien. »
Le fait d'avoir tourné 2 clips, le premier en banlieue parisienne et le deuxième à Los Angeles, vous a-t-il intéressé ?
C'est super intéressant. C'est se mettre vraiment dans le monde de la chanson, en fiat. Et essayer de créer un univers autour d'une chanson
Comment en avez-vous choisi les réalisateurs ?
Pour « A c½ur ouvert », j'ai eu 3 ou 4 story-boards, et on a choisi Yannick Saillet, parce qu'il avait les meilleurs idées, les autres étaient un peu ... trop « ringardes ». Je crois aussi que les gens de ma maison de disque savaient ce qu'ils voulaient comme clip, donc ilns se sont arrangés pour que je choisisse le projet qu'ils voulaient.
Aviez-vous vu ce qu'il avait fait pour Voulzy, Goldman, Célin Dion ou Jonatan Cerrada
J'ai vu pour Jonatan Cerrada et aussi pour Madame Kay qui ont un très beau clip. Je suis très content du premier clip. Pour la deuxième je n'ai lui q'un seul story-board et il m'a plu car le tournage était prévu à Los Angeles. C'était la découverte d'un autre monde, donc j'ai di : « Allez go ! » (rires)
Que représentait Los Angeles pour vous ?
Un rêve d'enfant. Cependant, j'étais content de revenir en France. (rires) ça m'a plu, mais sans plus. Au bout de 3-4 jours, on ne se sent pas vraiment chez soi... Enfin moi, je ne me suis pas senti chez moi. Les rues sont immenses, tout est 3 fois plus gros, même les hamburgers ! (rires) Mêm les gens les plus costauds en France, sont maigres à côté des gens costauds de là-bas !
C'est parce que vous vous trouvez « gringalet » ? J'ai lu ça dans une interview ...
J'ai dit ça moi ?! D'accord. Je ne sais pas. Je ne lis pas tout ce qui est écrit sur moi, maisn du peu que j'ai vu, il y a beaucoup de « conneries », enfin, j'ai lui beaucoup de choses que je n'ai jamais dites ...
Ça vous a choqué ?
Non. Je m'y attendais un peu. Il y a des choses vraiment ridicules... Je ne sais pas d'où elles sortent
A quand un troisième single ? L'avez-vous choisi ? A propos, est ce vous qui avez choisi les 2 premiers ?
Pour « A c½ur ouvert », c'était la seule chanson qu'on avait de toute façon. On l'a choisie ensemble, parce que moi, oui, le texte me plaisait vraiment ... Même s'il a été écrit des années plutôt... (rires) Celle-là, je vais la retenir ... Quant à « Besoin d'espace », on l'a aussi choisie ensemble.
On ne vous force donc pas ?
Non. Peut-être un peu plus pour le prochain single, mais bon ...
La troisième ce n'est pas vraiment votre choix ...
Ce n'est pas vraiment mon choix à moi. C'est une chanson que je ne voulais pas vraiment sur l'album non plus... Je vais faire un petit compromis. Je vais faire confiance à mon patron.
La chanson ne vous plaît donc pas trop ?
Je commence à m'y faire, mais oui, à la base, j'ai mis longtemps à l'accepter.
Pourquoi ?
C'est une reprise de Will young (Ndlr : premier vrainqueur de « Pop idol , la « Nouvelle Star » britannique, et énorme star outre-manche), « Leave right now » qui est devenu « La même erreur »
Aimez-vous la version originale, dont l'arrangement est très différent du vôtre ?
Ce n'est pas que je ne l'aimais pas. C'est trop pop. Ce n'est pas mon univers (Ndlr : cette chanson a été classé n°1 des charts UK en 2003)
Avez-vous déjà tourné le clip ?
Non. On va le faire en avril, je pense.
Et vous avez déjà choisi le story-board ? Le réalisateur ?
Le story-board, je pense que je vais l'écrire avec un monsieur qui s'appelle Thierry Klifa, qui est le réalisateur d' « Une vie à t'attendre » avec Patrick Bruel et Nathalie Baye....
N'est-ce pas lui qui a réalisé votre premier film de comédien, dans lequel vous venez de tournée avec Catherine Deneuve ...
Exactement
Cela a mis longtemps à se faire, non ?
Cela a mis longtemps, car j'ai mis longtemps à me décider.
A cause du rôle d'homosexuel que vous y jouez ?
Pas à cause du rôle d'homosexuel en lui-même, mais parce que dans ce film, je vais me retrouver tout nu sur un autre homme en train de simuler des ébats sexuels. Ce qui ne me motivait pas trop au début, mais bon ...
Quand Aznavour chantait « Je suis un homo, comme ils disent », il ne l'était pas non plus ... C'est peut-être ça, être un interprète ?
Oui, mais dans ma tête, ce n'était pas évident de jour ce rôle dans un lit avec un autre mec.
Qu'est ce qui vous a fait changer d'avis ?
C'est moi qui ai réfléchi et me suis dit : « J'ai beaucoup plus à gagner qu'à perdre ! ». Ça va durer une minute et puis on n'en parlera plus (rires)
Avez-vous d'autres grands projets ?
Pour l'instant, c'est le grand projet de l'année. Le film sortira le 20 décembre.
Voulez-vous mener les 2 carrières ?
Avec le cinéma, je me suis découvert une grande passion...
Revenons à l'album, il devait y avoir un duo avec Myriam. Il n'y est pas, quelle en est la raison officielle ?
C'est vrai qu'il n'est pas sorti, ni sur mon album, ni sur le sien, et il aurait dû sortir sur le sien. En fait, on a essayé en studio et on n'a pas trouvé ça terrible. On s'est dit que sortir un duo pour sortir un duo, ça n'aurait aucun intérêt. Autant sortir quelque chose de bien. On sortira une belle chanson au moment voulu.
Parmi vois goûts musicaux, hormis Linkin Park et Chester, avec qui vous rêvez de faire un duo, vous citez : Saez, « Jeune et con » mais aussi « comme un fils » de Corneille, « Mon frère » de Daniel Lévi, « On se retrouvera » de Lalanne, « Una storia importante » d'Eros Ramazzotti... Vous êtes donc plus ouvert que ce qu'on peut penser ?
Pour moi, quand on aime la musique, on l'aime de A à Z. Des gens me disent « Ce que tu fais c'est de la merde : faut daire du rap, du hip hop et tt ça » Il faut savoir que ce n'est pas parce que je n'en fais pas que je n'aime pas. Il y a de très bonnes choses dans le rap, comme partout.
La chanson italienne, Eros Ramazzotti, ça vient de votre père ?
Oui, parce j'ai grandi au milieu d'Italiens.
Quelles étaient vois chansons préférées quand vous étiez petit ?
C'était justement un vieux groupe sarde qui s'appelle Tatzenda. Ensuite, il y a eu Ramazzotti puis Umberto Tozzi ... Andrea Bocelli ... Je suis super éclectique.
Quand vous citez « On se retrouvera » n'avez-vous pas peur d'être traité de « ringard », car Francis Lalanne peut l'être pour les jeunes ?
Je n'y ai même pas réfléchi, parce que cette chanson était la préférée d'un de mes oncles qui était pour moi comme mon deuxième père. Je l'ai vu dépérir d'un cancert. Il est mort, il y a trois ans maintenant.
Arrivez-vous à la chanter sans être débordé par l'émotion ?
Non. De là où il est, ça lui fait plaisir (ému) C'est un moyen de le faire « rester avec nous »
Dans la presse vous dîtes aussi qu'on vous aurait lancé dans la rue que vous auriez « vendu votre cul ». Est-ce vrai ?
Si on ne m'avait que ça ... Ce qui est le plus marrant, c'est que c'est en Bretagne, chez moi.
Les bretons ne sont-ils pas « Télé réalité » ?
C'est plutôt les grosses racailles des petites cités qui me disent : « T'as vendu ton cul... Tu t'es fait machin par Castaldi ! », enfin des trucs vraiment horribles. Même un soir, où j'étais en boîte avec mes potes, je me suis pris une vingtaine de crachats dans la tête, gratuitement.
Vous le vivez comment ?
Ça me passe au-dessus. Vraiment au-dessus.
Comment être aussi mûr à 20 ans ?
Je pense que j'ai pris pas mal de claques, avec de grosses histoires de famille, étant petit. En ayant vu mon oncle dépérir pendant 3 ans. Et même dans mes relations avec mon père ... Enfin, plein de choses ...
Vous dîtes : « Avec mon frère, je me suis réconcilié en chantant en duo à la nouvelle star ». Jusque-là n'avait pas grand-chose à se dire. « Etait-ce si difficile que ça avec votre frère ?
On a un an de différence. A l'adolescence, deux gars qui ont un an de différence, ce n'est pas évident. Du tout. On était plutôt chacun avec ses potes, ses idées dans sa tête, à se dire : « Bonjour, Au revoir ». C'est vrai que l'émission nous a rapprochés. Maintenant, quand je rentre en Bretagne, je passe mon temps avec mon frère, on a les mêmes potes, les mêmes centres d'intérêt, on écoute la même zik, et voilà quoi ...
Votre frère a postulé à la « Nouvelle star » 2 fois : il y a 2 ans et cette année ?
Oui, Dove Attia aurait même dit dans la presse : « Nicolas chante mieux que son frèren mais n'a pas assez de personnalité » Donc, je pense qu'il chante bien aussi.
Vous ne semblez pas avoir apprécié le jury, à part Manu Katché ?
Je n'étais pas non plus proche de Manu Katché pendant l'émission. On ne voyait pas les membres du jury que sur les primes ; pour qu'ils nous disent : « C'est bien ... C'est pas bien ... T'étais nul ... T'es un chanteur de cabaret ... » (rires) On s'est vu un petit peu plus pour l'émission qui a suivi la finale, le « Rappel », parce que j'y ai chanté avec Marianne James et Fove Attia
Vous n'avez pas ressenti des rapports humains avec eux ?
J'en ai sentis, mais vraiment à la fin avec Manu Katché et sa femme. Je suis toujours content quand je les vois. J'ai aussi revu Sarah Sanders, Franck Sitbon, notre pianiste, le producteur de l'émission, Frédéric Pédraza, le jury ... En fait, j'ai revu un peu tout le monde puisque j'ai assisté aux derniers castings, au théâtre.
Après avoir vécu en résidence hôtelière, vous êtes dans un 30 m2 aux Abbesses ?
Oui, mais je ne suis pas aux Abbesses. C'est bien plus modeste. (rires) J'habite dans le 9ème
Est-ce facile de se faire des amis à Pari, surtout quand on est connu ?
Oui, ça va encore, car il n'y a pas beaucoup de gens qui me reconnaissent... Le problème est plutôt que j'ai 20 ans et donc, la plupart des jeunes de mon âge sont en cours ou au « taf » la journée. Et la nuit, on rencontre des gens superficiels pas à ce qu'ils sont vraiment. C'est clair que ce n'est pas évident de se faire des potes.
Sortez-vous toujours beaucoup ?
Je suis sorti beaucoup et j'avoue que je ne sors plus (rires) Ou alors une fois par semaine.
Vous avec eu votre dose ?
Vraiment blasé. J'ai pris ma dose, comme tous ceux qui arrivent dans ce petit monde-là. Ça m'est passé.
Vous en avez assez du champagne gratuit ?
Je n'ai pas vraiment bu de champagne (rires), même si j'ai vu dans un magazine : « En boîte VIP, Pierrick prend une bouteille de champagne et ne paie pas ! « Pas du tout ! Je rentre peut-être gratuit, mais après je paie comme tout le monde, au prix fort ...
Vous ne sortez pas pour ne pas fumer ? On dit que vous avez une infection des poumons ?
Ouais
Vous êtes un garçon fragile ?
Non, je n'étais pas du tout fragile. C'est l'émission qui m'a fragilisé, je pense.
Et, aujourd'hui, avez-vous arrêté la cigarette ?
Je n'ai pas arrêté la clope, mais ça va mieux. J'ai beaucoup diminué. L'été dernier, j'étais rendu à presque 3 paquets par jour !
C'est la tournée RTL qui vous a stressé ?
Non. Le fait de ne pas avoir de potes ici, de s'ennuyer et donc de sortir. J'ai passé au moins 3-4 mois en boîte, 6 jours sur 7, si ce n'est pas plus ... (rires)
La tournée RLT prenait des artistes de la « nouvelle star » en alternance. Combien avez-vous fait de dates ?
8
Cela vous a plu ?
Bien sûr. Et puis, j'ai rencontré d'autres personnes. Pour moi, c'est aussi une grande passion, la rencontre humaine. C'était cool.
Et sur cette tournée, j'imagine que chantiez sur bande, que vous n'aviez pas de musiciens ?
Non, je n'avais pas de musiciens, mais j'ai eu la chance quand même de pouvoir faire lors de la dernière date, une chanson guitare voix que j'ai composée il y a 2-3 ans et que le public ne connaissait pas car elle n'est pas sur l'album. J'ai été super content en fait, parce qu'après voir chanté le 1er refrain tout seul, le public a repris tous les autres en ch½ur avec moi
Avez-vous envie de faire vraiment des concerts ?
Je n'attends que ça !
Il n'y a pas de show case prévu ?
Pas pour l'instant. Ils disent : « On y travaille », mais bon, ça fait longtemps qu'on me di : « On y travaille » ...
Qu'avez-vous pensé du single de « nouvelle star », « Blame it on the boogie », qui n'a pas marché ?
Moi, j'adore les Jackson five (rires). Si ça n'a pas marché, c'est que, je pense, ils n'ont pas voulu s'investir dedans, tout simplement.
Votre promotion n'a pas eu d'album, contrairement aux précédentes ?
Oui et ils ont eu une très grosse promo. Nous, on nous a fait une chanson vite fait, un clip ...
Il y a eu un DVD quand même ...
Ouais, mais des 3 saisons ! Ils ont mis 2 chansons de notre saison et tout le reste des autres ...
Ne pensez-vous pas que les maisons de disques sont frileuses à cause du piratage ?
Ça stresse un peu parce que ça ruine le marché du disque. Surtout quand on apprend que ça va être légal. Où va-t-on ?!
On imagine que vous avez des fans jeunes qui doivent télécharger ?
Non, les fans achètent et je le vois quand je vais sur les sites Internet. Mais je sais qu'il y a énormément de gens qui bien sûr vont télécharger et ne pas acheter. Et ça, ça craint !
Comment faites-vous pour vivre ? Myriam m'a dit que vous n'aviez eu que 1000¤ d'avance pour « Blame it on the boggie » ?
Ouais, on a eu 900 et quelques ¤ d'avance...
Et rien pour faire les émissions de télé ?
Dans cette émission, c'est un peu « marche ou crève »
Vous n'avez jamais eu un franc de cachet pour les primes-times?
Ah non, je vous promets que non
Savez-vous qu'à la « star ac' », ils gagnent de l'argent ?
Oui, oui. J'en ai parlé avec Lucie (Ndlr : Bernardoni) il n'y a pas longtemps. Ils ont un peu les « coucouniettes » en or, si on peu dire. (rires). Ils sont payés 700¤ par semaine au château, ils sont payés en tournée, ils sont payés à chaque fois qu'une photo paraît dans la presse ...
Et vous, rien ?
Non, rien du tout, du tout ... (rires)
Roland a signé avec une maison de disques comme Myriam et vous, mais comment font les autres finalistes ?
Roland a dû toucher une avance comme Myriam et moi, mais les autres, ils se démerdent ... ils retrouvent un travail, et voilà. Pour ça, c'est difficile cette émission. Mais c'est bien qu'on en parle et que ça soit écrit, parce que justement tout le monde est persuadé qu'on est « pété de tunes » en faisant la « Nouvelle star » ...
On vous le dit tout le temps ?
Oui « T'as plein de sous » mais trop pas !!! C'est super difficile financièrement pour moi ! Je vis dans un studio que je paie 700 et quelques ¤ par mois et c'est super chez pour moi !
La presse ado a besoin de faire rêver... Elle ne doit pas vous posez ce genre de questions ?
C'est vrai. D'habitude, on ne me pose jamais de questions sur ma vie... ça fait plaisir. Ça change. C'est un autre univers d'interview
Propos recueillis le 15 Fevrier 2006



